La résistance électrique d'un matériau est la propriété qu’il a à freiner ou ralentir le passage du courant.
ce matériau est aussi appelé élément résistif , c’est l’un des composants le plus utilisé en électronique. Il est passif et non polarisé.Plus sa résistance est grande,plus il est isolant et plus elle est petite, plus il est conducteur.
La résistance est désignée par la lettre « R » et son unité est l’ohm (Ω) : c’est la résistance d’un matériau conducteur parcouru par un courant de 1 ampère qui nécessite une tension de 1 volt à ses bornes.
1.2 Symboles d'une résistance
symbole européen symbole américain
2.Principes physiques et lois
2.1 Loi de Pouillet pour le calcul d'une résistance
La résistance d'un matériau dépend de sa nature,est proportionnelle à sa longueur et est inversement proportionnelle à sa section cette résistance se traduit dont par la formule:
c'est cette relation qui traduit ce qu'on appelle la Loi de Pouillet.
R : résistance en Ω ρ : Résistivité en Ω.m L : Longueur du conducteur en m S : Section du conducteur en m² : la conductivité en siemens par mètre (S/m)
La résistivité d’un matériau représente sa capacité à s'opposer à la circulation du courant électrique.elle correspond à la résistance d’un tronçon de matériau ayant 1 mètre de longueur et 1 mètre carré de section et est exprimé en (ohm.mètre). Elle est faible pour les matériaux conducteurs et très élevée pour les isolants.
La résistivité varie avec l’augmentation de la température : elle
• Augmente pour les conducteurs,
• Diminue pour les isolants,
Nom du métal
Résistivité à 300 K (Ω.m)
Argent
15·E-9
Cuivre
17·E-9
Or
22·E-9
Aluminium
26.E-9
Magnésium
46·E-9
Bronze
55·E-9
Zinc
60·E-9
Nickel
70·E-9
Laiton
70·E-9
Cadmium
76·E-9
Platine
94·E-9
Fer
104·E-9
Étain
142·E-9
Plomb
207·E-9
Germanium
460·E-9
Constantan
500·E-9
Mercure
960·E-9
Nichrome
1E-6
Isolants:
Nom du matériau
Résistivité (Ω.m)
eau pure
1,8.E5
verre
1E17
air
variable
polystyrène
1E20
- Dérive en température:LOI DE MATTHIESSEN En électricité, la Loi de Matthiessen consiste à la variation de la résistance d'un conducteur ou d'un isolant avec la température.
Plus un conducteur est chaud, plus sa résistance va augmenter.
Plus un isolant est chaud,plus sa résistance va diminuer.
On peut utiliser la relation approchée ci-dessous, reliant la résistance à la température ; pour des faibles variations de température (i.e. 0°C à 70°C, gamme commerciale) par exemple.
Rt = Ro*[1 + (α.t)]
Rt : Résistance à t °C
Ro : Résistance à 0 °C
ρt = ρ0*(1 + αt)
ρt: résistivité à t°C
ρ0 : résistivité à 0°C
α : coefficient de température (K-1) . t : température en degrés Celsius.
Coefficients de température de quelques métaux il existe des métaux à coefficient nul et et aussi négatif
Métal
α (1E-3 K-1 )
Argent
3,85
Cuivre
3,93
Aluminium
4,03
Plomb
4,2
Nickel
5,37
Fer
6,5
Tungstène
4,5
-Bruit dans un élément résistif: Le déplacement des électrons dans la matière, se traduit par une différence de potentiel parasite de l’ordre du μV et que l’on appelle bruit ou tension de bruit. C’est un phénomène aléatoire et on a besoin de considérer une plage de fréquence pour le quantifier.
est la variance de la tension aux bornes de la résistance. est la constante de Boltzmann qui vaut kB = 1,3806 × 10-23 J.K-1 T est la Température en kelvin (t en °C +273,15) R est la résistance exprimée en ohms. est la Bande passante considérée en Hz.
-Schéma équivalent d'une résistance réelle:
Le mode de fabrication et la présence inévitable des fils de connexions entraînent l'apparition d'une composante inductive, appelée inductance propre L. Chaque paire de conducteurs auxquels est appliqué une différence de potentiel présente des courants capacitifs. Cet effet parasite est plus prononcé dans les bobinages et se nomme capacité propre C.
Ce schéma équivalent se résume dans le cas des basses fréquences en ce qui nous concerne (f<100kHz par exemple), à une résistance R en série avec une inductance L (issue du bobinage de fil résistif quand il existe)
2.2 Loi d'OHM
Loi physique découverte par Georg Simon Ohm, elle lie l’intensité du courant électrique (I) qui traverse un conducteur de résistance R, à la différence de potentiel à ses bornes.
avec U et I orientées en sens opposés (voir figure ci-contre). parce que dans un récepteur, la sens de la tension est compté positivement lorsqu'il est pris en sens opposé au courant qui le traverse.
NB : Si U et I sont orientées dans le même sens, la loi devient alors:
U = - R.I
- Puissance dissipée: Dans une résistance la puissance est essentiellement dissipée par effet Joule (chaleur). Cela conduit à l'expression de la puissance :
-Lois d’association de résistances:
La résistance équivalente est un outil de modélisation utilisé dans le domaine de l'électricité. Cela consiste à remplacer dans une partie du circuit un ensemble de résistances par une seule qui doit être équivalente pour le reste du circuit, ceci dans le but de simplifier l'étude du circuit.
Pour déterminer cette résistance unique, on s'appuie le plus souvent sur deux relations qui permettent de calculer la résistance équivalente pour les deux associations élémentaires :
en série : c'est-à-dire traversées par la même intensité ;
en parallèle ou en dérivation :c'est-à-dire ayant la même tension à leurs bornes.
Caractéristiques générales:
Valeur nominale de la résistance : C’est la valeur indiquée sur le composant, par un code de couleurs ou un marquage .
Tolérance sur la valeur nominale (précision) : Indiqué en pour-cent, c’est l’écart maximum et minimum entre la valeur théorique de résistance indiquée sur le composant et la valeur réelle. Que le constructeur s’engage à respecter. tandis que la précision est en pour-cent le rapport entre la valeur théorique de la résistance indiqué sur le composant et sa valeur réelle.Une valeur faible de tolérance correspond à une meilleure qualité.
Puissance nominale et tension maximale: Les résistances sont généralement dimensionnés (longueur, diamètre) pour dissiper une puissance maximale exprimée en watts. Mais pour certaines applications, le facteur limitant n’est plus la puissance, mais la tension maximale admissible. Pour les faibles valeurs de résistances, la tension maximale est limitée par la puissance maximale admissible. Pour les très fortes valeurs de résistances, la puissance maximale à dissiper est limitée par la tension maximale (fixée par la rigidité du diélectrique).
2.3. Serie E12, E24 ,E48 .... des Résistances
La norme CEI 60063, intituléeSéries de valeurs normales pour résistances et condensateurs, définit les valeurs préférentiellement utilisées pour les composants électroniques de type résistance et condensateur. La fabrication des résistances est organisée en série à l'intérieure d'une décade. Une décade est un ensemble de valeurs dont les valeurs de résistance sont comprises entre un multiple de 1 et un multiple de 10 de l'unité considérée. La progression des valeurs dans une série est géométrique. Etant donné la diversité des applications, la précision des valeurs des résistances varie en fonction des dites applications. C'est la raison pour laquelle la fabrication des résistances est organisée en série à l'intérieure d'une décade.
Série et décade: Une décade est un ensemble de valeurs dont les valeurs de résistance sont comprises entre un multiple de 1 et un multiple de 10 de l'unité considérée.
Exemple : 1 à 10 ohms ; 10 à 100 ohms; 10 à 100 Kohms...
Une série représente le nombre de valeurs différentes que l'on dispose à l'intérieur d'une décade.
La progression des valeurs des résistances: La progression des valeurs dans une série est géométrique. La valeur de rang m de la série En est obtenue en posant :
Retrouver une valeur proche dans une série normalisée Quand on calcule la valeur théorique d'une résistance, lors de la conception d'un circuit électronique, il peut être intéressant de retrouver la valeur pratique de la résistance à mettre en œuvre dans une série donnée.
Exemple : Le résultat "x" d'un calcul donne 6,73 ohms comme valeur de résistance. Quelle est la valeur la plus proche dans la série "n" E24 ? Il faut d'abord retrouver à quel rang "m" proche appartient cette valeur dans la série E24. avec : x = 6,73 n = 24 m = ? calculons : m = log xn m= log (6,7324) = 19,87 arrondi à 20. La valeur la plus proche appartient au rang 20 de la série E24.
Il existe un grand nombre de résistances qui diffèrent par leur type, leur valeur et leur composition.
Les résistances fixes : permettent d'obtenir à leur bornes dans un circuit des tensions et des courants fixes.
Les résistances variables : permettent d'ajuster dans un circuit le courant (Rhéostat) ou la tension (Potentiomètre) .
Les dipôles dont la résistance varie en fonction d’une grandeur physique et font office de transducteur :
Les thermistances : ici, la résistance varie en fonction de la température. On distingue les CTN (Coefficient de Température Négatif : La résistance diminue pour une élévation de température) et les CTP (Coefficient de Température Positif : la résistance augmente avec la température; dans une certaine plage).
Les photorésistances ou LDR (Light Dependent Résistor), pour lesquelles la résistance varie en fonction de l’éclairement.
Les varistances ou VDR (Voltage Dependent Resistor).
potentiomètre
rhéostat
Les thermistances
Les photorésistances ou LDR
3.2 Résistance à Couche de carbone
Les résistances de faible puissance en dessous de 1 watt sont généralement des résistances qui ont sur un support de céramique des couches de carbone.
Résistance à couche de carbone vue en coupe.
3.3 Résistance à Film métallique
Elles sont fabriquées par diverses techniques :
On dépose par pyrolyse (décomposition thermique des matières organique en l'absence d'oxygène), une couche de carbone sur un bâtonnet isolant en céramique, préalablement cuit au four. Au faisceau laser, on trace ensuite une hélice qui enlève le carbone sur une très faible largeur : la valeur de la résistance dépendra alors de la couche de carbone et de la substance utilisée.
Une autre méthode de fabrication consiste à vaporiser sous vide et sous formes de couches successives et extrêmement minces, différents métaux résistifs (or, platine, rhodium, paladium …) sur un bâtonnet isolant (céramique ou verre).
La valeur de résistance dépendra de l’épaisseur de la couche et du matériau employé.
L’absence de spirale et donc d’inductance, leur confère une grande précision en hautes fréquences.
Les résistances à film oxyde métallique, dont l’élément résistif est constitué d'oxyde d’étain chauffé à 800°C et pulvérisé sur un support isolant, sont caractérisées par une tolérance de 1%, une puissance à 25°C variant de 0.5W à 5W, un niveau de bruit faible, une grande stabilité et un bon fonctionnement en hautes fréquences. Les résistancesà film métal : Ces résistances ont une meilleure stabilité en température que leur équivalent carbone et sont généralement mieux adaptés à des applications en haute fréquences. La valeur nominale des résistances à film métal (CCF-50, Fabricant Vishay) s'étend de 10Ω à 1MΩ avec des tolérances typiques de ± 5 % et ± 1 %. La puissance nominale admissible à 70°C est de 0.33W.
3.4 Résistance Bobinée
Ils sont obtenus par un bobinage de fil résistif (nichrom V, cupro-nickel ou nickel-chrome) sur un support réfractaire ayant une bonne tenue en température. Ce type de résistance a une tolérance standard de 0,5 %.
3.5 Résistance bobinée de puissance
Le fil de résistif employé ici, est souvent un alliage nickel-chrome de grande résistivité (1,08.10−6Ω𝑚). Il supporte des températures allant jusqu’à 1150°C. Les résisteurs de forte puissance sont moulés ou pressés dans de l’aluminium afin d’augmenter la surface d’échange thermique et libérer un maximum de chaleur. Le corps en métal peut être fixé sur un refroidisseur ou simplement sur le châssis de l'équipement. Ce qui permet de dissiper plus de chaleur.
Le coefficient de température est de l’ordre de 170ppm/°C. On les retrouve souvent dans des applications comme les moteurs DC, les bancs de résistances et les résistances de freinage. Ces résistances peuvent dissiper jusqu’à 1MW. L’inconvénient majeur de ces résistances est l’apparition d’une inductance due à la présence du bobinage, ce qui provoque une variation de l’impédance en fonction de la fréquence. De ce fait elles ne sont pas à utiliser dans des applications AC ; en HF et fréquences supérieures.
Toutefois, il existe des résistances spéciales non-inductives, utilisant des techniques de bobinage qui permettent d'annuler ou de réduire cet effet inductif. Notamment l’enroulement d’Ayrton-Perry (4) : c’est un enroulement bifilaire monté en parallèle, ayant pour avantage de réduire fortement l’inductance et la capacité parasite. En effet, étant donné le même nombre de tours dans les deux sens, les champs magnétiques dans les deux câbles s’annulent mutuellement. De plus, vu que les enroulements adjacents de câbles sont à peu près à la même tension, la capacité parasite entre les spires s’en voit réduite. Seul inconvénient : besoin de plus de fil résistif.
1 - simple (inductive)
2 - bifilar (low inductance)
3 - simple on a flat former (inductance reduced due to small cross-section area)
4 - Ayrton-Perry winding on a flat former (the wire is split and wound around the former in opposite directions)
Tableau Récapitulatif des RÉSISTANCES
Au carbone aggloméré
A couche de carbone
Résistances au carbone
.
.
.
A couche defilm métallique
A couched'oxyde métallique
Résistancesà filmsmétalliques
Bobinées de précision
Bobinées de puissances
Résistancesmétalliquesbobinées
Bobinées de puissance(Résistances de charge )
Résistances métalliquesbobinées
.
Les résistances à couche de carbone aggloméré.
Aspect:
Elles se reconnaissent par leur forme cylindrique de couleur brune.
Principe de fabrication:
Le carbone finement broyé est compressé à chaud au centre d'un cylindre isolant. Le carbone noir se voit à l'intérieur de la résistance.
Avantages:
Elles supportent de brèves surintensités et sont robustes mécaniquement.Grande plage de valeur disponible et bon marché.
Inconvénients:
Ce sont les résistances produisants le plus de souffle, ou tension de bruit.Peu préscises et peu stables.
Utilisations préférencielles:
Résistance d'alimentation supportant des composants produisants des surtensions.
Utilisation déconseillées:
Dans les circuits petits signaux.Fréquences supérieures à 1MHz.
Les résistances à couche de carbone
Aspect:
Elles se reconnaissent par leur forme plus épaisse sur les bords et par leur laque beige/brun clair.
Principe de fabrication:
Le carbone est déposé en une fine couche autour d'un cylindre isolant. La valeur est ajustée par des stries visibles en grattant la surface laquée.
Avantages:
Relativement robustes mécaniquement, bon marché et disponible en série 10%, 5% et 2%.
Inconvénients:
Produisent malheureusement du souffle à cause du carbone.
Utilisations préférencielles:
Ces résistances ont été les plus répandues durant un grand nombre d'années (technologie 1970 à 1985 env.). Elles se rencontrent encore souvent dans les circuits en réparations actuellement.
Utilisation déconseillées:
Dans les circuits petits signaux.
Les résistances à couche de film métallique.
Aspect:
Elles se reconnaissent par leur forme plus épaisse sur les bords. Nous pouvons les rencontrer avec des laques de toutes sortes de couleurs: Vertes clairs, bleu pâle, vert fonçé, jaune, etc.
Principe de fabrication:
Une fine couche de métal est déposé à la surface d'un support isolant. Les stries visibles, en grattant la laque, permettent l'ajustement de la valeur ohmique.
Avantages:
Elles produisent beaucoup moins de souffle que les résistances au carbone. Facile à obtenir avec de faibles valeurs ohmique, et avec de très petites tailles, cela en fait les résistances actuellement les plus répandues dans les circuits à composant discrets non montés en surface.Bonne stabilité en température et en temps.
Inconvénients:
Ne supportent pas de brèves surintensités.Relativement fragiles.
Utilisations préférencielles:
Comme résistances de polarisations (alimentation DC) et comme résistances fusibles.
Utilisation déconseillées:
.
Les résistances à couche d'oxyde métallique
Aspect:
Elles se reconnaissent par leur forme plus épaisse sur les bords. Leur laque est souvent gris mat.
Principe de fabrication:
Une fine couche d'oxyde métallique est déposé à la surface d'un support isolant. Les stries visibles, en grattant la laque, permettent l'ajustement de la valeur ohmique. L'oxyde métallique apparaît alors noir et brillant.
Avantages:
Meilleures stabilité et précision que les couches métalliques.
Inconvénients:
Plus chères que les couches métalliques.Toutes les valeurs ne sont pas disponibles.
Utilisations préférencielles:
Utilisation déconseillées:
Les résistances bobinées de précision
Aspect:
Divers mais la valeur est souvent inscrite, particulièrement la tolérance en %.
Principe de fabrication:
Le plus souvent constitué d'un fil enroulé sur un mandrin isolant en matière réfractaire et recouverte d'une couche de protection (vernis, émail, ciment ou verre).
Avantages:
Faibles dépendances à la température avec l'usage d'alliages métalliques.Bon vieillissement
Inconvénients:
Principalement leur inductivité propre qui en interdit l'usage en hautes fréquences.
Utilisations préférencielles:
Jusqu'à 10 watts environ
Utilisation déconseillées:
Les résistances bobinées de puissance
Aspect:
Divers mais recconaissables soit à l'inscription, soit au fil enroulé souvent visible.
Principe de fabrication:
Le plus souvent constitué d'un fil enroulé sur un mandrin isolant en matière réfractaire et recouverte d'une couche de protection (vernis, émail, ciment ou verre).
Avantages:
Hautes précisions obtenuesBon vieillissement
Inconvénients:
Principalement leur inductivité propre qui en interdit l'usage en hautes fréquences.
Utilisations préférencielles:
Jusqu'à 10 watts environ
Utilisation déconseillées:
Les résistances bobinées de puissance :
Résistances de charge
Aspect:
Se reconnaissent au système de fixation mécanique. La valeur de R et P est généralement inscrite en toute lettre.
Principe de fabrication:
Le plus souvent constitué d'un fil enroulé sur un mandrin isolant en matière réfractaire et recouverte d'une couche de protection (vernis, émail ou ciment).La forme du boîtier permet une fixation à un radiateur pour augmenter la dissipation de chaleur.
Avantages:
Inconvénients:
Utilisations préférencielles:
De 5 à 20 watts environ
Utilisation déconseillées:
Boîtiers et marquage Certaines caractéristiques des résistances telles que la valeur nominale, la tolérance et le coefficient de température. Peuvent être identifiées à partir d’un code des couleurs. La résistance est souvent composée de 4, 5 ou 6 anneaux ; Pour lire la valeur il suffit de positionner la résistance de façon à avoir l'anneau le plus à l'extérieur du corps de la résistance sur sa gauche (ou mettre la couleur dorée ou argentée sur sa droite).
Pour le code à 4 anneaux/couleurs, les deux premiers représentent les chiffres significatifs de la résistance, le troisième est un multiplicateur en puissance de 10 et le quatrième représente la tolérance.
Pour le code à 5 anneaux/couleurs, les 3 premiers représentent les chiffres significatifs, le quatrième est me multiplicateur (en puissance de 10) et le cinquième représente la tolérance.
Le code à 6 anneaux/couleurs est semblable à celui à 5 anneaux, à la différence que le sixième anneau représente le coefficient de température.
Résistance Thru Hole.
Voir figures de droite pour un code à 4 anneaux et à 6 anneaux
Marquage direct La valeur de la résistance peut être directement indiquée sur le composant ; c’est le marquage direct. Souvent utilisé pour les résisteurs de puissance, de précision, les réseaux de résisteurs (voir § 6.3) et les CMS. Les lettres W, E ou R indiquent que la valeur est exprimée en Ohm. La lettre K désigne une valeur en Kilo-Ohm (∗103 ) et la lettre M en Méga-Ohm (∗106 ). Ainsi : • le marquage 10R nous indique que la résistance vaut 10 Ohm, 0R47/R47 signifie 0,47 Ohm et 1W5/1,5W est une résistance de 1,5 Ohm • 4K7 équivaut à 4,7 kΩ • 12M indique 12 MΩ. Dans le cas d’un marquage à x chiffres, les (x-1) premiers chiffres sont significatifs et celui de rang x représente le multiplicateur. Par exemple, la représentation à trois chiffres suivante 232, désigne 23*100=2,3 kΩ. La tolérance est donnée par une lettre, généralement placée après la valeur de la résistance. Par exemple, 472 J indique 4 700 Ω (soit 47 x 100) avec une tolérance de ± 5 % (lettre J).
Réseaux SIL (Single In Line) et DIL (Dual In Line) Définition: Il s'agit d'un boitier à plusieurs pattes, qui contient plusieurs résistances (3, 4, 5, 7, 8 ou 16 par exemple). Ces réseaux permettent d'économiser de la place et ainsi de mettre plus de résistances dans un emplacement donné. Les réseaux de résistances sont souvent utilisés pour la limitation de courant dans des afficheurs à led (réseaux à résistances isolées) ou en tant que résistances de rappel sur un bus de données (résistances à point commun). Toutes les résistances incluses dans le même boitier peuvent avoir la même valeur, et dans ce cas, cette valeur est indiquée sur le boitier sous forme codée à 3 chiffres, par exemple 472 pour 4,7 KOhms.Quand les résistances incluses dans un même boitier n'ont pas toutes la même valeur (constitution de réseaux de type R/2R par exemple), les différentes valeurs sont indiquées dessus.
Par exemple, on peut trouver des réseaux incluant des résistances de quatre valeurs différentes, genre 10K / 20K ou encore 1K / 2K / 4K / 8K. On trouve aussi des réseaux de résistances en boitier DIL (deux rangées de pattes) intégrant 7 résistances (DIL14) ou 8 résistances (DIL16), de même format que les circuits intégrés traditionnels.
Réseaux SIL (Single In Line)
Reseaux DIL (Dual In Line)
3.6 SMD
Définition: Le composant monté en surface (CMS; SMD (surface mounted device) en anglais) désigne une technique de fabrication des cartes électroniques et, par extension un type de composants utilisés par l'industrie électronique. Cette technique consiste à braser les composants d'une carte à sa surface, plutôt que d'en faire passer les broches au travers. Avantages et inconvénients
Les composants électroniques des générations précédentes (dits traditionnels ou traversants) étaient d'assez grosse taille et équipés de broches destinées à traverser le circuit imprimé, la soudure se faisant du côté opposé de la carte afin de relier électriquement les broches au circuit imprimé. La miniaturisation constante des cartes électroniques a rendu ce système quasi obsolète :
Les composants sont plus petits et plus légers ;
Les circuits imprimés n'ont plus à être percés ;
L'assemblage peut être automatisé facilement ;
Les tensions de surface centrent les composants automatiquement sur leur plage lors de l'étape de brasage. Les marges de placement sont ainsi augmentées ;
Des composants peuvent être placés plus facilement sur les deux faces de la carte ;
Les résistances et inductances électriques sont diminuées, augmentant ainsi les performances en hautes fréquences ;
Les propriétés mécaniques en vibration sont meilleures ;
Le coût global est diminué.
Les seuls inconvénients se situent au niveau du contrôle et de la maintenance, posant des problèmes supplémentaires aux techniciens assurant le contrôle des fabrications (utilisation de machines d'inspection par rayons X) et le dépannage, particulièrement lorsqu'ils doivent changer un composant.
3-digit code examples:
220 = 22 × 10^0 (1) = 22Ω (not 220Ω!)
471 = 47 × 10^1 (10) = 470Ω
102 = 10 × 10^2 (100) = 1000Ω or 1kΩ
3R3 = 3.3Ω
4-digit code examples:
4700 = 470 × 10^0 (1) = 470Ω (not 4700Ω!)
2001 = 200 × 10^1 (10) = 2000Ω or 2kΩ
1002 = 100 × 10^2 (100) = 10000Ω or 10kΩ
15R0 = 15.0Ω
Le troisième "caractère" correspond à une puissance de 10.
Y = 10-2 ==> exemple : 01Y = 1 ohm
X = 10-1 ==> exemple : 66X = 47,5 ohms
A = 10 0 ==> exemple : 47A = 301 ohms
B = 10 1
C = 10 2
D = 10 3
E = 10 4 ==> exemple : 51E = 3,320 000 Méga-ohms
F = 10 5 ==> exemple : 01F = 10 000 000 ohms = 10 Méga-ohms
Le tableau suivant donne les correspondances des codes EIA-96 employés pour indiquer une valeur de résistance sur un boîtier SMD.
1.Généralités
Table of Contents
1.1 La résistance en électricité
La résistance électrique d'un matériau est la propriété qu’il a à freiner ou ralentir le passage du courant.
ce matériau est aussi appelé élément résistif , c’est l’un des composants le plus utilisé en électronique. Il est passif et non polarisé.Plus sa résistance est grande,plus il est isolant et plus elle est petite, plus il est conducteur.
La résistance est désignée par la lettre « R » et son unité est l’ohm (Ω) : c’est la résistance d’un matériau conducteur parcouru par un courant de 1 ampère qui nécessite une tension de 1 volt à ses bornes.
1.2 Symboles d'une résistance
symbole européen
symbole américain
2.Principes physiques et lois
2.1 Loi de Pouillet pour le calcul d'une résistance
La résistance d'un matériau dépend de sa nature,est proportionnelle à sa longueur et est inversement proportionnelle à sa sectioncette résistance se traduit dont par la formule:
c'est cette relation qui traduit ce qu'on appelle la Loi de Pouillet.
R : résistance en Ω
ρ : Résistivité en Ω.m
L : Longueur du conducteur en m
S : Section du conducteur en m²
La résistivité d’un matériau représente sa capacité à s'opposer à la circulation du courant électrique.elle correspond à la résistance d’un tronçon de matériau ayant 1 mètre de longueur et 1 mètre carré de section et est exprimé en (ohm.mètre).
Elle est faible pour les matériaux conducteurs et très élevée pour les isolants.
La résistivité varie avec l’augmentation de la température : elle
• Augmente pour les conducteurs,
• Diminue pour les isolants,
Isolants:
- Dérive en température: LOI DE MATTHIESSEN
En électricité, la Loi de Matthiessen consiste à la variation de la résistance d'un conducteur ou d'un isolant avec la température.
Plus un conducteur est chaud, plus sa résistance va augmenter.
Plus un isolant est chaud,plus sa résistance va diminuer.
On peut utiliser la relation approchée ci-dessous, reliant la résistance à la température ;
pour des faibles variations de température (i.e. 0°C à 70°C, gamme commerciale) par exemple.
Rt : Résistance à t °C
Ro : Résistance à 0 °C
ρt: résistivité à t°C
ρ0 : résistivité à 0°C
α : coefficient de température (K-1) .
t : température en degrés Celsius.
Coefficients de température de quelques métaux il existe des métaux à coefficient nul et et aussi négatif
-Bruit dans un élément résistif:
Le déplacement des électrons dans la matière, se traduit par une différence de potentiel parasite de l’ordre du μV et que l’on appelle bruit ou tension de bruit.
C’est un phénomène aléatoire et on a besoin de considérer une plage de fréquence pour le quantifier.
T est la Température en kelvin (t en °C +273,15)
R est la résistance exprimée en ohms.
-Schéma équivalent d'une résistance réelle:
Le mode de fabrication et la présence inévitable des fils de connexions entraînent l'apparition d'une composante inductive, appelée inductance propre L.
Chaque paire de conducteurs auxquels est appliqué une différence de potentiel présente des courants capacitifs. Cet effet parasite est plus prononcé dans les bobinages et se nomme capacité propre C.
Ce schéma équivalent se résume dans le cas des basses fréquences en ce qui nous concerne (f<100kHz par exemple),
à une résistance R en série avec une inductance L (issue du bobinage de fil résistif quand il existe)
2.2 Loi d'OHM
Loi physique découverte par Georg Simon Ohm, elle lie l’intensité du courant électrique (I) qui traverse un conducteur de résistance R, à la différence de potentiel à ses bornes.avec U et I orientées en sens opposés (voir figure ci-contre). parce que dans un récepteur, la sens de la tension est compté positivement lorsqu'il est pris en sens opposé au courant qui le traverse.
NB : Si U et I sont orientées dans le même sens, la loi devient alors:
- Puissance dissipée:
Dans une résistance la puissance est essentiellement dissipée par effet Joule (chaleur).
Cela conduit à l'expression de la puissance :
-Lois d’association de résistances:
La résistance équivalente est un outil de modélisation utilisé dans le domaine de l'électricité. Cela consiste à remplacer dans une partie du circuit un ensemble de résistances par une seule qui doit être équivalente pour le reste du circuit, ceci dans le but de simplifier l'étude du circuit.
Pour déterminer cette résistance unique, on s'appuie le plus souvent sur deux relations qui permettent de calculer la résistance équivalente pour les deux associations élémentaires :
Caractéristiques générales:
Valeur nominale de la résistance :
C’est la valeur indiquée sur le composant, par un code de couleurs ou un marquage .
Tolérance sur la valeur nominale (précision) :
Indiqué en pour-cent, c’est l’écart maximum et minimum entre la valeur théorique de résistance indiquée sur le composant et la valeur réelle. Que le constructeur s’engage à respecter.
tandis que la précision est en pour-cent le rapport entre la valeur théorique de la résistance indiqué sur le composant et sa valeur réelle.Une valeur faible de tolérance correspond à une meilleure qualité.
Puissance nominale et tension maximale:
Les résistances sont généralement dimensionnés (longueur, diamètre) pour dissiper une puissance maximale exprimée en watts.
Mais pour certaines applications, le facteur limitant n’est plus la puissance, mais la tension maximale admissible.
Pour les faibles valeurs de résistances, la tension maximale est limitée par la puissance maximale admissible.
Pour les très fortes valeurs de résistances, la puissance maximale à dissiper est limitée par la tension maximale (fixée par la rigidité du diélectrique).
2.3. Serie E12, E24 ,E48 .... des Résistances
La norme CEI 60063, intitulée Séries de valeurs normales pour résistances et condensateurs, définit les valeurs préférentiellement utilisées pour les composants électroniques de type résistance et condensateur.
La fabrication des résistances est organisée en série à l'intérieure d'une décade.
Une décade est un ensemble de valeurs dont les valeurs de résistance sont comprises entre un multiple de 1 et un multiple de 10 de l'unité considérée.
La progression des valeurs dans une série est géométrique.
Etant donné la diversité des applications, la précision des valeurs des résistances varie en fonction des dites applications.
C'est la raison pour laquelle la fabrication des résistances est organisée en série à l'intérieure d'une décade.
Série et décade:
Une décade est un ensemble de valeurs dont les valeurs de résistance sont comprises entre un multiple de 1 et un multiple de 10 de l'unité considérée.
Exemple : 1 à 10 ohms ; 10 à 100 ohms; 10 à 100 Kohms...
Une série représente le nombre de valeurs différentes que l'on dispose à l'intérieur d'une décade.
La progression des valeurs des résistances:
La progression des valeurs dans une série est géométrique.
La valeur de rang m de la série En est obtenue en posant :
Retrouver une valeur proche dans une série normalisée
Quand on calcule la valeur théorique d'une résistance, lors de la conception d'un circuit électronique, il peut être intéressant de retrouver la valeur pratique de la résistance à mettre en œuvre dans une série donnée.
Exemple :
Le résultat "x" d'un calcul donne 6,73 ohms comme valeur de résistance.
Quelle est la valeur la plus proche dans la série "n" E24 ?
Il faut d'abord retrouver à quel rang "m" proche appartient cette valeur dans la série E24.
avec :
x = 6,73
n = 24
m = ?
calculons : m = log xn
m= log (6,7324) = 19,87 arrondi à 20.
La valeur la plus proche appartient au rang 20 de la série E24.
soit :
3.Technologie
3.1 Classification
Il existe un grand nombre de résistances qui diffèrent par leur type, leur valeur et leur composition.Les dipôles dont la résistance varie en fonction d’une grandeur physique et font office de transducteur :
Les photorésistances ou LDR
3.2 Résistance à Couche de carbone
Résistance à couche de carbone vue en coupe.
3.3 Résistance à Film métallique
Elles sont fabriquées par diverses techniques :La valeur de résistance dépendra de l’épaisseur de la couche et du matériau employé.
L’absence de spirale et donc d’inductance, leur confère une grande précision en hautes fréquences.
Les résistances à film oxyde métallique, dont l’élément résistif est constitué d'oxyde d’étain chauffé à
800°C et pulvérisé sur un support isolant, sont caractérisées par une tolérance de 1%, une puissance à 25°C variant de 0.5W à 5W, un niveau de bruit faible, une grande stabilité et un bon fonctionnement en hautes fréquences.
Les résistances à film métal : Ces résistances ont une meilleure stabilité en température que leur équivalent carbone et sont généralement mieux adaptés à des applications en haute fréquences. La valeur nominale des résistances à film métal (CCF-50, Fabricant Vishay) s'étend de 10Ω à 1MΩ avec des tolérances typiques de ± 5 % et ± 1 %. La puissance nominale admissible à 70°C est de 0.33W.
3.4 Résistance Bobinée
Ils sont obtenus par un bobinage de fil résistif (nichrom V, cupro-nickel ou nickel-chrome) sur un support réfractaire ayant une bonne tenue en température.Ce type de résistance a une tolérance standard de 0,5 %.
3.5 Résistance bobinée de puissance
Le fil de résistif employé ici, est souvent un alliage nickel-chrome de grande résistivité (1,08.10−6Ω𝑚). Il supporte des températures allant jusqu’à 1150°C.Les résisteurs de forte puissance sont moulés ou pressés dans de l’aluminium afin d’augmenter la surface d’échange thermique et libérer un maximum de chaleur. Le corps en métal peut être fixé sur un refroidisseur ou simplement sur le châssis de l'équipement. Ce qui permet de dissiper plus de chaleur.
Le coefficient de température est de l’ordre de 170ppm/°C.
On les retrouve souvent dans des applications comme les moteurs DC, les bancs de résistances et les résistances de freinage.
Ces résistances peuvent dissiper jusqu’à 1MW.
L’inconvénient majeur de ces résistances est l’apparition d’une inductance due à la présence du bobinage, ce qui provoque une variation de l’impédance en fonction de la fréquence. De ce fait elles ne sont pas à utiliser dans des applications AC ; en HF et fréquences supérieures.
Toutefois, il existe des résistances spéciales non-inductives, utilisant des techniques de bobinage qui permettent d'annuler ou de réduire cet effet inductif.
Notamment l’enroulement d’Ayrton-Perry (4) : c’est un enroulement bifilaire monté en parallèle, ayant pour avantage de réduire fortement l’inductance et la capacité parasite.
En effet, étant donné le même nombre de tours dans les deux sens, les champs magnétiques dans les deux câbles s’annulent mutuellement. De plus, vu que les enroulements adjacents de câbles sont à peu près à la même tension, la capacité parasite entre les spires s’en voit réduite. Seul inconvénient : besoin de plus de fil résistif.
1 - simple (inductive)
2 - bifilar (low inductance)
3 - simple on a flat former (inductance reduced due to small cross-section area)
4 - Ayrton-Perry winding on a flat former (the wire is split and wound around the former in opposite directions)
Tableau Récapitulatif des RÉSISTANCES
Résistances de charge
Boîtiers et marquage
Certaines caractéristiques des résistances telles que la valeur nominale, la tolérance et le coefficient de température. Peuvent être identifiées à partir d’un code des couleurs.
La résistance est souvent composée de 4, 5 ou 6 anneaux ; Pour lire la valeur il suffit de positionner la résistance de façon à avoir l'anneau le plus à l'extérieur du corps de la résistance sur sa gauche (ou mettre la couleur dorée ou argentée sur sa droite).
Résistance Thru Hole.
Voir figures de droite pour un code à 4 anneaux et à 6 anneaux
Marquage direct
La valeur de la résistance peut être directement indiquée sur le composant ; c’est le marquage direct. Souvent utilisé pour les résisteurs de puissance, de précision, les réseaux de résisteurs (voir § 6.3) et les CMS.
Les lettres W, E ou R indiquent que la valeur est exprimée en Ohm. La lettre K désigne une valeur en Kilo-Ohm (∗103 ) et la lettre M en Méga-Ohm (∗106 ).
Ainsi :
• le marquage 10R nous indique que la résistance vaut 10 Ohm, 0R47/R47 signifie 0,47 Ohm et 1W5/1,5W est une résistance de 1,5 Ohm
• 4K7 équivaut à 4,7 kΩ
• 12M indique 12 MΩ.
Dans le cas d’un marquage à x chiffres, les (x-1) premiers chiffres sont significatifs et celui de rang x représente le multiplicateur.
Par exemple, la représentation à trois chiffres suivante 232, désigne 23*100=2,3 kΩ.
La tolérance est donnée par une lettre, généralement placée après la valeur de la résistance. Par exemple, 472 J indique 4 700 Ω (soit 47 x 100) avec une tolérance de ± 5 % (lettre J).
Réseaux SIL (Single In Line) et DIL (Dual In Line)
Définition:
Il s'agit d'un boitier à plusieurs pattes, qui contient plusieurs résistances (3, 4, 5, 7, 8 ou 16 par exemple). Ces réseaux permettent d'économiser de la place et ainsi de mettre plus de résistances dans un emplacement donné. Les réseaux de résistances sont souvent utilisés pour la limitation de courant dans des afficheurs à led (réseaux à résistances isolées) ou en tant que résistances de rappel sur un bus de données (résistances à point commun). Toutes les résistances incluses dans le même boitier peuvent avoir la même valeur, et dans ce cas, cette valeur est indiquée sur le boitier sous forme codée à 3 chiffres, par exemple 472 pour 4,7 KOhms.Quand les résistances incluses dans un même boitier n'ont pas toutes la même valeur (constitution de réseaux de type R/2R par exemple), les différentes valeurs sont indiquées dessus.
Par exemple, on peut trouver des réseaux incluant des résistances de quatre valeurs différentes, genre 10K / 20K ou encore 1K / 2K / 4K / 8K. On trouve aussi des réseaux de résistances en boitier DIL (deux rangées de pattes) intégrant 7 résistances (DIL14) ou 8 résistances (DIL16), de même format que les circuits intégrés traditionnels.
Réseaux SIL (Single In Line)
Reseaux DIL (Dual In Line)
3.6 SMD
Définition:Le composant monté en surface (CMS; SMD (surface mounted device) en anglais) désigne une technique de fabrication des cartes électroniques et, par extension un type de composants utilisés par l'industrie électronique. Cette technique consiste à braser les composants d'une carte à sa surface, plutôt que d'en faire passer les broches au travers.
Avantages et inconvénients
Les composants électroniques des générations précédentes (dits traditionnels ou traversants) étaient d'assez grosse taille et équipés de broches destinées à traverser le circuit imprimé, la soudure se faisant du côté opposé de la carte afin de relier électriquement les broches au circuit imprimé.
La miniaturisation constante des cartes électroniques a rendu ce système quasi obsolète :
- Les composants sont plus petits et plus légers ;
- Les circuits imprimés n'ont plus à être percés ;
- L'assemblage peut être automatisé facilement ;
- Les tensions de surface centrent les composants automatiquement sur leur plage lors de l'étape de brasage. Les marges de placement sont ainsi augmentées ;
- Des composants peuvent être placés plus facilement sur les deux faces de la carte ;
- Les résistances et inductances électriques sont diminuées, augmentant ainsi les performances en hautes fréquences ;
- Les propriétés mécaniques en vibration sont meilleures ;
- Le coût global est diminué.
Les seuls inconvénients se situent au niveau du contrôle et de la maintenance, posant des problèmes supplémentaires aux techniciens assurant le contrôle des fabrications (utilisation de machines d'inspection par rayons X) et le dépannage, particulièrement lorsqu'ils doivent changer un composant.220 = 22 × 10^0 (1) = 22Ω (not 220Ω!)
471 = 47 × 10^1 (10) = 470Ω
102 = 10 × 10^2 (100) = 1000Ω or 1kΩ
3R3 = 3.3Ω
4700 = 470 × 10^0 (1) = 470Ω (not 4700Ω!)
2001 = 200 × 10^1 (10) = 2000Ω or 2kΩ
1002 = 100 × 10^2 (100) = 10000Ω or 10kΩ
15R0 = 15.0Ω
Le troisième "caractère" correspond à une puissance de 10.
Le tableau suivant donne les correspondances des codes EIA-96 employés pour indiquer une valeur de résistance sur un boîtier SMD.
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_%C3%A9quivalente
http://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Physique/Physico/Electro/e07ohm.htm
http://www.epsic.ch/cours/electronique/techn99/elncomp/cmprstxt.html#ancre6205
http://www.talkingelectronics.com/projects/ResistorsMadeEasy/SMD-Resistors-EIA-Markings.html
Wiki
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